Les deux racines (Écriture et Lecture), sont souvent difficilement franchissables pour un enfant dys, qui finit, au bout de quelques années d’apprentissages, par se retrouver limité au stade primaire de son parcours pédagogique. Dès lors, confrontés à des frustrations internes, l’élève mis en échec pourrait être séduit par l’abandon et risquer ainsi le décrochage scolaire. Néanmoins, de bons gestes mis en place dès les premières années d’apprentissages peuvent s’avérer un soutien pédagogique dans le processus de production d’écrits des élèves ayant des troubles cognitifs. Voici un extrait de roman avec lequel nous allons faire une petite expérience d'analyse.
1) Extrait de texte
La première image présente un extrait de texte brut, qui peut généralement être difficilement lisible pour un enfant dys. Ce dernier ne détecte au premier regard aucun relief. Il voit principalement des lettres se poursuivirent les unes derrières les autres, sans en comprendre pour autant ni le sens du récit, ni la logique de fonctionnement grammaticale, c'est-à-dire la formation des phrases dans les diverses branches de la langue (orthographe, conjugaison, grammaire, lexique). Cette première image qui détermine la lecture technique d’un texte, n’est métaphoriquement que la toile de fond que l’artiste pare de son art.
2) Syllabes et ponctuations
Au premier coup de pinceau, le texte marque les premières étapes de lectures, comprenant le piège des syllabes à doubles voyelles. Alors que l’enfant ne les aurait pas aperçus, ou du moins pas sans un effort cognitif colossal, elles apparaissent dans l’exemple beaucoup plus marqué. L'extrait de texte est décodé dans un objectif phonétique, le texte ressemble à présent à une partition musicale qui favorise les respirations, les sons que produisent les syllabes ainsi que les lettres muettes, grâce à un traitement de texte particulièrement coloré.
3) Forme du récit et grammaire
Selon l’objectif pédagogique visé, le même texte peut être décodé de diverses façons, à condition de toujours employer les mêmes repères pour chaque objectif. Par l’exemple ci-dessus, une technique de séquençage en plusieurs étapes a permis d'établir des liens cognitifs en analysant les constructions grammaticales des phrases. Les branches de la grammaire et conjugaison sont particulièrement mises en avant et surtout reliées dans l’exploration du texte.
4) Contenu de fond et conjugaison
Après avoir décortiqué le texte en long et en large, il ne reste plus qu’à comprendre l’histoire. Dans l'extrait, la chronologie est marquée par des mots de liaisons, les personnages principaux, ainsi que leurs caractéristiques et descriptions. Enfin, le dénouement de l’histoire est marqué. En un seul coup d’œil, l’essentiel du récit est extrait du texte.
L’élève atypique développe et acquiert un autre modèle d’apprentissage, dans la mesure où le processus de décodage se met perpétuellement en place durant toute sa scolarité de primaire. Plutôt que de l’infirmer dans son fonctionnement cognitif face à un modèle éducatif "standard ou linéaire", ce modèle-ci exploite justement ses troubles pour explorer et étudier l’ensemble des branches de l’Arbre linguistique. Une bonne façon de faciliter la production d’écrits serait d'organiser sa logique grammaticale en l’entrainant régulièrement à décoder des textes. Il emploie alors des codes colorés, fixés, dès les premières années, en trois niveaux d’apprentissages : 1) syllabes et ponctuation ; 2) forme du récit et grammaire ; 3) contenu de fond et conjugaison.



